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Bonjour, moi c’est

Isabelle Laurent

Plats principaux Fondatrice Tastio 40 ans · Bordeaux

« Je cuisine depuis l’âge où je devais me mettre sur la pointe des pieds pour atteindre le plan de travail. »

Ça a commencé dans la cuisine de ma grand-mère

Je n’ai pas grandi dans une famille de cuisiniers professionnels. Mais j’ai grandi dans une famille où les repas du dimanche duraient trois heures, où on ne quittait pas la table avant d’avoir fini le plat — et souvent pas avant d’en avoir repris une deuxième fois.

C’est ma grand-mère qui m’a appris les bases. Pas avec des recettes écrites, pas avec des mesures précises — avec ses mains, ses gestes, et une patience que je ne comprends pleinement que maintenant. Le bœuf bourguignon, c’est elle. La blanquette aussi. Et cette façon de goûter, réajuster, goûter encore.

Avec les années, j’ai développé mon propre style : généreux, ancré dans les saisons, jamais compliqué pour l’être. La cuisine maison n’a pas besoin de se justifier. Elle nourrit, réconforte, et rassemble. C’est suffisant.

Un bœuf bourguignon et des gens qui rient

Il y a quelques années, j’ai traversé une période difficile. J’ai invité des amis à dîner — pas pour l’oublier, mais parce que cuisiner pour les autres est ma façon de me remettre d’aplomb. Ce soir-là : bœuf bourguignon longuement mijoté, gratin dauphinois crémeux, une bouteille de rouge pas chère mais bonne.

Quand j’ai vu tout le monde se resservir sans même me demander la permission, j’ai compris que j’avais réussi quelque chose — pas un plat, une soirée.

C’est là que je me suis dit que je voulais transmettre ça. Pas une technique, pas une recette. Cette sensation que la table peut tout réparer, ou du moins tout alléger.

J’ai raté des cuissons. Trop salé, pas assez. Des sauces trop liquides que j’ai servies quand même en espérant que personne ne remarque. Des repas pas prêts à l’heure où les invités arrivent.

Ces erreurs-là, je ne les efface pas. Elles m’ont appris la patience, l’importance de goûter tout le temps, et surtout : qu’un plat manqué n’est jamais un échec — c’est juste la leçon avant le suivant.

Sur Tastio, je vous parle de ça aussi. Pas seulement des recettes qui marchent, mais de ce qui se passe quand elles ne marchent pas — et comment on fait mieux la prochaine fois.

Sublimer le simple

Je n’ai pas besoin d’ingrédients rares ni de techniques de chef pour faire un bon plat. Ce dont j’ai besoin : des produits honnêtes, du temps, et l’envie de bien faire. C’est tout.

Mes recettes respectent les classiques tout en laissant de la place pour une touche personnelle — parce que la cuisine vivante, c’est une cuisine qui évolue avec celui ou celle qui la fait.

  • La cuisine est une invitation au partage, pas une performance.
  • Un bon plat commence avec des produits de qualité — pas forcément chers, mais choisis.
  • Les repas faits maison nourrissent autant le corps que le cœur.
  • Cuisiner pour quelqu’un, c’est lui dire quelque chose sans les mots.

Les marchés, les livres, et les détours

Le samedi matin, je vais au marché sans liste. J’y achète ce qui me parle — un légume que je ne reconnais pas toujours, un fromage qu’un producteur me fait goûter debout entre deux étals. C’est là que naissent mes meilleures idées.

J’aime aussi lire : des livres de cuisine bien sûr, mais aussi des récits de voyages gastronomiques, des histoires d’ingrédients, des biographies de cuisinières anonymes dont personne ne parle. Et parfois, j’essaie un plat complètement étranger à ce que je fais d’habitude — juste pour voir où ça me mène.

Si vous avez une question sur une recette, envie d’échanger ou simplement de dire que vous avez essayé quelque chose et que ça a marché — ou pas — écrivez-moi. Je réponds toujours.

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